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Tout se déroulait bien dans ma vie jusqu'à fin novembre 2006, pendant mon activité professionnelle, j’ai senti un claquement dans le bas du dos. Sans m’alerter, je continue mon travail.

Début février 2007, voyant que je n’arrive plus rouler, que je n’arrive plus à faire des rotations et à soulever des charges, à marcher, je me décide donc d’aller voir mon médecin traitant.

Séances de kiné et différents examens sont effectués.

1 mois après cet arrêt, je décide de reprendre mon activité malgré les contre avis du kiné et du médecin.

Puis 3 jours après, je suis à nouveau en arrêt avec les mêmes symptômes (je suis bloquée de tous les côtés, je ressemble à (robocop).
Les différents examens révèleront une discopathie et une sciatique (côté gauche).Avril 2007, j’ai enfin une consultation chez un médecin de réadaptation fonctionnelle qui juge que je n’ai pas mal car mes mouvements sont souples malgré les douleurs insupportables. Pendant cette consultation je lui ai également expliqué que je pratiquais de la marche à pied et de la natation pour maintenir mes capacités physiques. Celui-ci me sort que j’ai perdu le sens de l’effort, ce médecin estime que c’est plutôt des douleurs psychologiques car ma société me harcèle pour revenir sur mon secteur.
En août 2007, l’insistance de ce médecin fait qu’il me demande d’aller faire une épreuve d’effort, en vélo, ceci a été un véritable calvaire afin d’accéder à un centre de réadaptation fonctionnel.Je commence à péter un plomb, car certains de mes amis s’éloignent ou me jugent, mon médecin traitant m’oriente vers un psychologue afin d’évacuer par le dialogue et me demande de consulter un orthopédiste sur Nantes.
Nous sommes en novembre 2007, l’orthopédiste diagnostique une hernie discale et une lombalgie invalidante. En parallèle, je suis envoyé par le médecin traitant au CHU de Bordeaux pour savoir si une intervention chirurgicale est nécessaire. Après un an de souffrance atroce, je revois l’orthopédiste et m’oriente vers un centre de rééducation fonctionnel pour faire un stage de 5 semaines en réadaptation à l’effort car aucune intervention chirurgicale est à prévoir.Résultats : douleurs intolérables et le professeur qui me suit dit que c’est normal. Le bénéfice de ce séjour est le regain de souplesse et un moral d’acier car j’ai négocié une reprise à mi- temps thérapeutique avec les médecins.A la suite de cette sortie d’hôpital, je vais directement voir le médecin du travail pour reprendre mon activité.Fin mai 2008, tout s’écroule autour de moi car ce médecin du travail me déclare inapte à mon poste de commercial, de plus j’ai une reconnaissance TH.

Lors de cet entretien, il fait déclaration de la reconnaissance de la maladie professionnelle à la Sécurité Sociale ; celle-ci sera refusée par la suite.En août 2008, je dois faire face à mon licenciement et la Sécu estime que je suis guérie et me demande un certificat de consolidation.A cette période, rien n’a été bénéfique pour soulager mes douleurs et le médecin conseil fixe ma guérison de mes lésions.En septembre 2008, mon médecin traitant m’oriente au centre Anti-douleurs de la Providence de Poitiers. Enfin, ma douleur est reconnue et prise en charge.

Au Centre Anti-douleurs, on me propose un traitement qui constitue à mettre des patchs à des endroits stratégiques concernés par la douleur.J’ai enfin du répit, car je mets le neuro-stimulateur externe. Depuis, je le fais fonctionner par épisode. Aujourd’hui, mon état de santé a perturbé toute ma vie professionnelle car à ce jour, je n’ai plus de travail. Je veux travailler à temps plein mais ce corps ne peut plus suivre.Socialement, c’est un combat quotidien. Certains de mes proches comprennent la situation mais d’autres un peu moins.En mai 2009, de nouveaux examens sont programmés malgré la neuro-stimulation. Parfois, des traitements médicamenteux ont été nécessaires pour assurer des stages de reclassement professionnel.C’est en juin 2009, que l’implantation du neuro-stimulateur m’a été proposée pour soulager les douleurs car celle-ci m’est efficace.

D’une errance de 2 ans, la solution a été trouvée en 6 mois. D’ailleurs, certains devraient écouter au plus juste la personne en souffrance car pour moi cela m’a agacée de ne pas avoir été entendue. Tout ce temps perdu…Enfin, je voudrais remercier les personnes qui m’ont encouragée à me battre.Mon allié, mon médecin traitant car il a participé à tous mes combats.Dr Durand pour avoir trouvé cette solution et être enfin soulager.Martine Chauvin, une belle rencontre de 2009 car elle m’a rassurée sur toutes les questions que j’ai pu me poser.Et les derniers, mais les meilleurs, ma famille, mes amis proches et surtout ma belle-sœur, sans qui certains jours j’aurai voulu tout arrêter même avec toute cette persévérance. Je les remercie de leur soutien, même si quelques fois j’ai été chiante, du respect de ce choix de me faire implanter. Dans quelques semaines, j’espère reprendre le court de ma vie normalement.

L'AVFD tient à informer ses visiteurs, tous les patients atteints de douleurs chroniques et leurs proches, que l'information diffusée sur ce site vise à soutenir et non à remplacer la relation entre patients et médecins.