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ElectrotherapieLa TENS comme complément ou alternative aux traitements médicamenteux contre la douleur

12 millions environ de Français souffrent de douleurs chroniques

La douleur est dépendante de deux facteurs que sont la perception et la sensation. La perception est la transmission au cerveau d’un signal électrique alors que la sensation est l’interprétation de ce signal par le cerveau. Il en résulte que l’intensité d’une même douleur sera ressentie différemment d’un individu à l’autre.

Au sein de l’arsenal thérapeutique qui vise à traiter la douleur, l’électrothérapie ou neurostimulation électrique transcutanée (TENS), qui consiste à utiliser le courant électrique, séduit de plus en plus de patients douloureux.

A l’origine de l’électrothérapie : un poisson !

Le recours à l’électricité dans le traitement de la douleur existe depuis presque 2000 ans

Le premier écrit sur l’utilisation de l’électricité dans le traitement de la douleur apparaît en l’an 47 avec l’usage d’une torpille noire, un poisson produisant des décharges électriques qui permettaient de soulager les maux de tête. L’étymologie témoigne des propriétés de ce poisson méditerranéen bien connues à l’époque : « ναρκη », son nom grec, est à l’origine du préfixe « narco », qualifiant ce qui est propre à endormir, et « torpedo », son nom latin, désigne la « torpeur », sensation produite par la décharge électrique.

Au cours des siècles suivants, les possibilités thérapeutiques de l’électricité continuent d’être explorées. Elles ont permis l’obtention des bases physiologiques et scientifiques actuelles solides sur les tissus cibles, les caractéristiques des fibres nerveuses, la technologie, le matériel et les processus utilisés.

 

Principe de l’électrothérapie

L’électrothérapie est une méthode non médicamenteuse, basée sur l’utilisation de l’énergie électrique pour soulager la douleur : un courant électrique de faible tension, généré par un « neurostimulateur », est transmis par des électrodes placées autour du point douloureux (genou, épaule, dos...).

L’objectif est d’inhiber les fibres nerveuses de la zone douloureuse en stimulant d’autres fibres. Ces dernières envoient des informations nerveuses qui « court – circuitent » les messages douloureux au niveau de la moelle épinière, les empêchant d’atteindre le cerveau. Le passage d’un tel courant électrique dans les nerfs permet en parallèle, la production par l’organisme de substances antidouleurs naturelles, telles que les endorphines.  

La cause de la douleur n’est pas éradiquée mais le ressenti est atténué

L’électrothérapie en pratique

 

La plupart du temps, les traitements de neurostimulation transcutanée sont réalisés à l’hôpital, ou dans des cliniques de physiothérapie et kinésithérapie, par des professionnels de santé.

Sa facilité d’utilisation, son action immédiate et efficace sur la douleur mais surtout son aide contre le passage à la chronicité de certaines douleurs, favorisent une épargne médicamenteuse vis-à-vis des opioïdes.

Afin d’optimiser les résultats, il est important de vérifier la qualité et le bon état du matériel utilisé et de faire un choix avisé sur le paramètre des courants, ainsi que la localisation des électrodes. D’autre part, la résistance de la peau au passage du courant peut-être un frein dans l’utilisation de l’électrothérapie, et la fréquence du traitement est variable selon les patients.

Des résultats très prometteurs, notamment dans le soulagement des douleurs chroniques associées à un problème musculo-squelettique comme la tendinite ou l’arthrose

L’électrothérapie à domicile : c’est possible

Une large gamme d’appareils d’électrothérapie est aujourd’hui utilisable en autonomie et accessible en pharmacie, ce qui permet de reproduire chez soi des soins proposés en cabinet.

Ces dispositifs regroupent des électro-stimulateurs à brancher sur secteur ou encore des patchs d’électrothérapie TENS, comme ceux du laboratoire Urgo, dont l’efficacité a récemment été démontrée par un essai clinique mono centrique, contrôlé, randomisé en cross over. Réalisé chez 24 patients de plus de 40 ans, souffrant de douleurs articulaires et musculo-squelettiques chroniques, cette étude a montré des résultats prometteurs : une diminution de la douleur (après seulement 15 minutes d’application) et de l’intensité de cette douleur de 51%, ce qui permet de soulager le patient entre 2 et 12 heures, soit une durée d’action comparable à celle du Tramadol© ou du Paracétamol©.

L’usage des patchs d'électrothérapie est une solution qui permet de réduire la consommation d’antalgiques voire une solution alternative à la prise d’antalgiques

L'AVFD tient à informer ses visiteurs, tous les patients atteints de douleurs chroniques et leurs proches, que l'information diffusée sur ce site vise à soutenir et non à remplacer la relation entre patients et médecins.